Chaque année, près de 10 % des patients traités par un anticoagulant oral au long cours (anti
vitamine K (AVK) ou anticoagulants oraux directs (AOD)) pour de la fibrillation atriale (FA), une
maladie thromboembolique veineuse (MTEV) ou une valve cardiaque mécanique ont une
chirurgie ou une procédure invasive programmée. Ces patients nécessitent une prise en
charge spécifique de leur anticoagulant, qui a été formalisée dans différents textes : pour les
AVK les recommandations professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS) de 2008,
pour les AOD les propositions du Groupe d’Intérêt en Hémostase Péri-opératoire (GIHP) de
2011, mises à jour en 2015 et pour la MTEV, des recommandations françaises de 2019 [1-4].
Ces référentiels sont anciens et différentes études impactant les pratiques ont été publiées
depuis, rendant nécessaire une mise à jour.
